Table des matières
- Qu’est-ce que le syndrome du cœur brisé ou syndrome de Takotsubo
- Pourquoi il peut apparaître après une émotion forte
- Qui présente un risque plus élevé de syndrome de Takotsubo
- Les symptômes du syndrome du cœur brisé à ne pas ignorer
- Traitement et prévention : prendre soin du cœur, c’est aussi prendre soin de ses émotions
- Saint-Valentin, amour et santé émotionnelle
Suivez Patricia Alegsa sur Pinterest !
Le cœur est un organe vital, mais il est aussi très sensible à ce que nous vivons. Selon la Société argentine de cardiologie (SAC) et la Fondation cardiologique argentine (FCA), dans certains cas, il peut se « casser » de manière bien réelle, même si ce n’est pas dans le sens romantique que nous imaginons habituellement.
Cette mise en garde prend souvent de l’importance à l’approche de la Saint-Valentin. Non pas pour faire peur, mais pour rappeler quelque chose d’important : les émotions intenses peuvent aussi avoir un impact sur le corps. Une rupture, une perte, une dispute violente, une mauvaise surprise ou une période de stress intense peuvent laisser des traces sur la santé cardiovasculaire.
À des dates comme la Saint-Valentin, beaucoup de personnes ressentent davantage de pression, de nostalgie ou de tristesse. Si ce sujet vous touche sur le plan affectif, vous pouvez aussi lire à quoi ressemble votre vie amoureuse selon votre signe du zodiaque à la Saint-Valentin, pour une approche plus symbolique et émotionnelle de l’amour.
Qu’est-ce que le syndrome du cœur brisé ou syndrome de Takotsubo
Le syndrome de Takotsubo, plus connu sous le nom de syndrome du cœur brisé, est une affection cardiaque décrite au Japon dans les années 1990.
On l’appelle Takotsubo parce que, pendant l’épisode, le cœur peut changer de forme. En particulier, une partie du ventricule gauche se bombe et prend un aspect semblable à celui d’un récipient japonais utilisé pour attraper des poulpes : large à la base et étroit au col.
Ce changement n’est pas qu’une métaphore. Il s’agit d’une réaction physique du cœur face à une agression ou à un stress intense. C’est pourquoi, même si son nom paraît poétique, il s’agit d’une condition médicale qui nécessite une évaluation professionnelle.
Pourquoi il peut apparaître après une émotion forte
La Dre Salvatori, citée par la SAC et la FCA, a souligné le rôle fondamental de la relation entre le cerveau et le cœur. Aujourd’hui, nous savons qu’on ne peut pas totalement séparer l’émotionnel du physique. Ce que nous ressentons s’exprime aussi dans le corps.
Face à un stress inattendu, physique ou émotionnel, l’organisme peut libérer une grande quantité d’adrénaline et d’autres hormones du stress. Chez certaines personnes, cette décharge peut affecter temporairement le fonctionnement du cœur.
C’est pour cette raison que l’on parle du syndrome du cœur brisé dans des situations comme :
- une rupture amoureuse ou une perte affective ;
- le décès d’un être cher ;
- une dispute très intense ;
- une nouvelle inattendue ;
- un accident, une chirurgie ou une maladie aiguë ;
- des périodes prolongées d’angoisse, d’anxiété ou de surcharge émotionnelle.
Cela ne signifie pas que toute tristesse va rendre le cœur malade. Mais cela nous rappelle que le stress prolongé mérite de l’attention, tout comme la tension artérielle, le cholestérol ou la glycémie.
Qui présente un risque plus élevé de syndrome de Takotsubo
Une étude publiée par l’American Heart Association (AHA) a révélé que les femmes d’âge mûr et les femmes âgées ont jusqu’à 10 fois plus de risques de développer ce syndrome que les hommes ou les femmes jeunes.
On l’observe plus fréquemment chez les femmes postménopausées. Cela dit, il peut aussi apparaître chez d’autres personnes, surtout lorsqu’il existe des facteurs de risque ou des situations émotionnelles très intenses.
Selon les spécialistes, certains facteurs ne peuvent pas être modifiés, comme l’âge ou certains antécédents génétiques. Mais d’autres peuvent être mieux pris en charge au quotidien.
Parmi les facteurs associés, on trouve :
- l’hypertension artérielle ;
- la dyslipidémie ou les anomalies du cholestérol ;
- le tabagisme ;
- le diabète ;
- l’obésité ;
- le stress chronique ;
- la dépression ou une tristesse persistante ;
- l’isolement émotionnel ou le manque de soutien.
Ces facteurs psychosociaux n’apparaissent pas toujours dans une prise de sang, mais ils pèsent aussi lourd. Parfois, une personne « va bien » aux examens de base, mais vit épuisée, angoissée ou sans véritables moments de repos.
Les symptômes du syndrome du cœur brisé à ne pas ignorer
Le syndrome de Takotsubo peut beaucoup ressembler à un infarctus du myocarde. C’est pourquoi il est si important de ne pas le minimiser.
Les signes les plus fréquents incluent une douleur thoracique, un essoufflement, des changements à l’électrocardiogramme et une élévation des enzymes cardiaques. Une sensation d’oppression, de la transpiration, des nausées, une faiblesse ou une peur intense peuvent également apparaître.
La principale différence est que, dans de nombreux cas, le cathétérisme montre que les artères du cœur ne sont pas obstruées comme dans un infarctus dû à une maladie athéroscléreuse. En revanche, il peut y avoir une diminution du flux sanguin vers l’apex du cœur et un affaiblissement temporaire de sa contraction.
La bonne nouvelle, c’est qu’avec une prise en charge adaptée, le cœur retrouve généralement son fonctionnement normal après quelques semaines. Mais cela ne signifie pas qu’il faut attendre chez soi si des symptômes apparaissent. Une douleur thoracique et un essoufflement nécessitent toujours une consultation urgente.
Traitement et prévention : prendre soin du cœur, c’est aussi prendre soin de ses émotions
Le traitement dépend de chaque cas et doit être indiqué par une équipe médicale. Il peut inclure des médicaments pour contrôler les facteurs de risque cardiovasculaire, comme l’hypertension, le cholestérol, le diabète ou d’autres troubles associés.
Un accompagnement psychologique peut également être utile. La thérapie cognitivo-comportementale, par exemple, peut aider à reconnaître les schémas de stress, à organiser ses pensées, à réguler ses émotions et à construire des outils plus sains pour traverser les moments difficiles.
Il ne s’agit pas de « ne rien ressentir ». Ce serait impossible. Il s’agit d’apprendre à supporter ce que l’on ressent sans que le corps reste constamment en état d’alerte. Parfois, quelque chose d’aussi simple que demander de l’aide à temps change beaucoup de choses.
Quelques habitudes quotidiennes peuvent accompagner la prévention :
- faire des contrôles médicaux réguliers ;
- ne pas interrompre un traitement sans indication professionnelle ;
- faire bouger son corps régulièrement, selon ses possibilités ;
- dormir suffisamment ;
- réduire le tabac et l’alcool ;
- parler de ce qui fait mal avec une personne de confiance ;
- chercher un soutien thérapeutique si la tristesse ou le stress deviennent persistants.
D’autres facteurs ont aussi été étudiés, comme l’abus chronique d’alcool ou l’usage prolongé de certains médicaments dans des contextes particuliers. Ainsi, si vous avez des doutes sur votre traitement ou vos habitudes, le mieux est d’en parler avec votre médecin.
Saint-Valentin, amour et santé émotionnelle
La Saint-Valentin peut être une belle date pour certaines personnes et très difficile pour d’autres. Elle peut susciter l’espoir, mais aussi réveiller des souvenirs, des deuils, la solitude ou des comparaisons.
Si vous traversez une séparation, une perte ou un moment sensible, ne vous imposez pas d’aller bien simplement parce que le calendrier dit que vous « devriez » célébrer. Votre cœur émotionnel a lui aussi besoin de repos, de douceur et de patience 💗.
Et si des symptômes physiques apparaissent, comme une douleur dans la poitrine, un essoufflement, un malaise, de fortes palpitations ou une sensation inhabituelle qui vous inquiète, ne l’attribuez pas seulement aux nerfs. Consultez immédiatement. Prendre soin du cœur, c’est aussi l’écouter lorsqu’il demande de l’aide.