Fiona Harvey, la femme publiquement désignée comme la possible source d’inspiration de Martha dans la série Mon petit renne (Baby Reindeer), a accordé une interview au journaliste britannique Piers Morgan.



La conversation a suscité une immense attente, car Harvey a nié avoir harcelé le créateur et protagoniste de la série, Richard Gadd. Elle a également remis en question son récit et annoncé qu’elle pourrait engager des poursuites judiciaires.



L’interview a aussi soulevé une question inquiétante : un autre journaliste a affirmé avoir reçu de nombreux messages après avoir enquêté sur l’identité de la supposée « vraie Martha ». La même chose pourrait-elle arriver à Morgan ?



Ce que Fiona Harvey a déclaré lors de l’interview avec Piers Morgan



Au cours de cet entretien, Harvey a rejeté les accusations apparues après le succès de la production. Elle a qualifié Gadd de « menteur » et de « psychotique », affirmant que l’histoire présentée à l’écran ne reflète pas ce qui s’est passé selon son point de vue.



Morgan l’a interrogée sur l’un des éléments les plus commentés du récit : Gadd affirme conserver environ 41 000 e-mails envoyés par la femme qui aurait inspiré le personnage. Harvey a contesté cette version et nié avoir maintenu le niveau de contact décrit dans la série.



Un autre moment marquant est survenu lorsqu’elle a raconté qu’elle utilisait quatre téléphones. Comme elle l’a expliqué : « J’aime garder les personnes sur des téléphones séparés. » Cette déclaration a suscité de nouvelles questions et est devenue l’un des extraits les plus commentés de l’interview.



L’impact mondial de la série Mon petit renne



Mon petit renne a connu un fort retentissement peu après sa sortie. La production a valu d’excellentes critiques à Richard Gadd, notamment pour avoir abordé des sujets complexes tels que le harcèlement, les abus sexuels, la vulnérabilité et le traumatisme.



Cependant, sa popularité a également déclenché une recherche massive des personnes qui auraient inspiré les personnages. Cette exposition a ouvert un débat important : même lorsqu’une histoire est présentée comme fondée sur des faits réels, identifier et harceler de possibles personnes impliquées peut causer des dommages difficiles à réparer.



Il est donc utile de distinguer les événements dramatisés, les affirmations de Gadd et la version donnée par Harvey. La série raconte une expérience à travers le regard de son créateur, tandis que la personne interviewée rejette des aspects essentiels de ce récit.



Un journaliste a dénoncé des messages intimidants



Avant l’interview avec Morgan, un autre journaliste a affirmé avoir retrouvé la femme qui aurait inspiré Martha. Après ce contact, il a assuré avoir reçu des appels répétés et plus de trente messages au ton furieux et intimidant.



À ce moment-là, l’identité de cette femme n’avait pas été officiellement révélée. Néanmoins, différents internautes et médias ont spéculé qu’il pouvait s’agir de Fiona Harvey, une avocate écossaise. De son côté, elle a accusé le protagoniste et la production d’avoir utilisé son histoire et de l’avoir exposée au public.



La polémique montre comment une fiction peut rapidement dépasser l’écran. Elle invite également à aborder ces affaires avec prudence : la curiosité du public ne justifie ni le harcèlement numérique, ni les menaces, ni la traque de personnes réelles.



Vous pouvez découvrir les antécédents dans cet article : La fiction est devenue réalité ! La véritable harceleuse de la série Netflix a menacé un journaliste avec plus de 30 messages.